• Influences Reggae
  • Samedi 24 juin
  • 21h00 - 22h10
  • Scène Fire stage
écouter
0:00
0:00
Billetterie Partager

Tryo

Le quatuor de Tryo revient avec un nouvel album.
Les marins vous le confirmeront : naviguer vent debout n’est pas la situation la plus confortable, mais c’est là que l’on reconnaît les bons équipages. Si « Vent debout » n’est pas un album d’actualité, il est évidemment marqué par le contexte de son écriture et de sa réalisation. Et c’est certainement le plus intemporel des opus de Tryo. Pourtant, il s’est passé quatre années d’une densité historique énorme – la gauche, les attentats, Nuit debout – au bout desquelles Tryo avait « plus envie d’observer que de donner des leçons », comme le résume Guizmo. « Une envie d’optimisme. » De chanson en chanson, on entend s’exprimer beaucoup d’élans, beaucoup de collectif, beaucoup de « on » qui ne sont pas là comme un substitut à la première ou à la troisième personne du singulier, mais pour faire entendre une première personne du pluriel inclusive, ferme, généreuse.
Quel album aurait-ce été si Tryo était resté au ras des émotions, des colères, des deuils et des cris accumulés depuis quelques saisons ? Ce n’est sans doute pas par hasard qu’instinctivement est revenu, sur l’essentiel de l’album, le reggae acoustique des débuts. Retour aux sources aussi pour le son des voix, avec beaucoup de chant à l’unisson – mais l’unisson si particulier de Tryo. Les quatre de Tryo savent que cet album aura un chemin sur les radios avec certaines chansons et un autre chemin sur les réseaux sociaux et chez les fans – « un chemin plus engagé, plus rugueux »,
dit Christophe. Car ils ne confondent pas réconfort et tiédeur, consolation et murmure. Leur retour à l’essentiel est combatif, fervent, souriant, vif. Ce n’est pas seulement un sourire qui aide à dissiper les nuages, il est comme un cap tenu dans la tempête. Et surtout comme le sentiment qui saisit les équipages qui affrontent la grosse mer, vent debout – cela s’appelle fraternité.

Partager